Du croustillant dans la génétique

Ces derniers temps j’entends beaucoup parler de CRISPR-Cas9 à la radio (je ne regarde pas la télé)… Pourquoi une telle couverture médiatique ? Certainement parce que l’idée est géniale…

crispr

* Plasmide : fragment d’ADN circulaire, bien souvent auto-réplicatif.

______________________________________________
Références.

Evolution and classification of the CRISPR–Cas systems. Kira S. Makarova et al., Nature Reviews Microbiology. 2011
A Programmable Dual-RNA–Guided DNA Endonuclease in Adaptive Bacterial Immunity. Martin Jinek et al., Science. 2012
The new frontier of genome engineering with CRISPR-Cas9. Jennifer A. Doudna et Emmanuelle Charpentier, Science. 2014

Podcast 7/9 et la TàC

7 commentaires:

  1. Merci pour cette explication très claire. J’en ai beaucoup entendu parlé ces derniers temps et votre billet a fini de me faire comprendre comment cela marche.

  2. Bonjour,

    merci pour cet article très intéressant :).
    Est-ce que c’est correct de dire la chose suivante : la bactérie E Coli dispose d’une bibliothèque d’ADN envahisseur dans son propre ADN, ce qui lui permet de le détruire lors de prochaines incursions. Si un nouvel (non connu en bibliothèque) ADN envahisseur se présente, la bactérie va ajouter l’ADN de l’envahisseur à la bibliothèque pour pouvoir le reconnaître et le détruire la prochaine fois.

    Merci.

    1. Bonjour,
      c’est effectivement une bonne façon de résumer les choses !!!

      Petit détail, mais toutes les bactéries ne disposent pas d’un système CRIPSR. Les différentes pressions évolutives peuvent jouer à la fois en faveur et en défaveur d’un tel système…

      1. Merci :).

        Est-ce que ça veut dire que dès qu’il y a un ADN envahisseur, il est comparé à ce qu’il y a déjà dans la « bibliothèque » ? Et qu’il est ajouté uniquement s’il n’est pas déjà présent ?

        1. Normalement oui, il n’y a pas d’ajout quand l’ADN est déjà en mémoire ! En fait il n’y a pas vraiment de comparaison. Ces complexes ARNcr-CAS sont dans la cellule et se fixent à l’ADN qui leur correspond quand il est présent. C’est un système de « veille » plus que de « contrôle » en quelque sorte…

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *