Publish or Perish (3) – Preprint, publication libre… vers un gain de temps et d’argent

Souvent, mes proches scientifiques me demandent quand est-ce que je vais publier… Là, je peux répondre avec enthousiasme : « Mais je publie toutes les semaines!!!!…. sur mon blog ! 😀 » Malheureusement, je ne peux pas en dire autant pour mes résultats de thèse. Impossible de publier à un tel rythme, car la publication scientifique marche à une autre vitesse. Une lenteur bien souvent déplorée par les scientifiques qui sont les premiers à en pâtir. En fait, il existe des alternatives pouvant réduire le délai de publication d’un article, et il se trouve qu’elles résolvent le problème de coût et d’accessibilité de la science…

Alors, combien de temps faut-il pour publier et pourquoi est-ce si long ?  Quelles sont les solutions possibles ?

Note : Ce billet fait suite aux Publish and Perish (1) et (2).

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Un collectif de scientifiques, ASAPbio s’est formé pour encourager la communauté biologiste à utiliser le preprint. Plus d’infos par .

En ce qui concerne les articles déjà publiés, sachez que certains journaux autorisent la diffusion du manuscrit prépublication, voire de l’article complet après un certain temps. Une plate-forme nommée dissem.in est là pour guider les scientifiques dans leurs droits, afin que leurs articles puissent enfin être accessibles au plus grand nombre !

Enfin, si vous êtes intéressés par les statistiques, voici une étude dans Nature sur le temps de publication, qui m’a servi de référence :

Et le lien vers le rapport d’expérience de revue ouverte.

J’en profite pour vous dire que la revue libre ou ouverte a parfois d’autres sens (une revue par des pairs non anonymisés).

4 commentaires:

  1. Et quand t’es arrivé à passer au travers de tout ça, des fois…tu te rends compte que ça intéresse personne à l’extérieur :)

    Sinon le dernier graph est intéressant, si je comprend bien ça veut dire que par article on a plus de données expérimentales ? Ce qui va à l’inverse du mouvement de fragmentation des publications du coup (en tout cas dans mon domaine) probablement à cause de son facteur d’impact super important.

    Un autre truc marrant dans les petites communautés c’est que tu arrives à savoir qui s’occupe de ta review et que tu sais à l’avance sur quoi il va te faire des remarques et/ou demandes de compléments.

    En tout cas je connaissais pas le preprint avant de te lire :)

    1. Oui!!! malgré l’anonymat, certains savent qui est le rapporteur !
      Quant aux statistiques de l’étude de Nature, je pourrai écrire un manga complet dessus hahaha *ris au loin*

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